Découvrez l'usine MBK de Saint-QuentinAprès avoir longtemps compté sur son site espagnol, le groupe Yamaha Motor a relocalisé la production de sa marque MBK à Saint-Quentin, en Picardie. Fière de son outil de production industriel, la société nous a invités à découvrir la chaîne de montage où sont fabriqués ses célèbres Booster Spirit ou Skycruiser...

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MBKIl y a quelques semaines, MBK Industrie nous a ouvert les portes de son usine de Saint-Quentin afin de présenter sa nouvelle organisation. Situé dans l'Aisne, à 2 heures de Paris, le lieu a en effet évolué l'an dernier en récupérant la production des modèles vendus en Europe. Le siège social étant tout proche, les ouvriers peuvent désormais y croiser les cadres et hauts dirigeants de la société...

À l'entrée du site, on aperçoit les noms de MBK et de sa maison-mère, Yamaha

Véritable pôle technologique, l'usine MBK de Saint-Quentin interpelle par ses contrastes : la haute-technologie des chaînes de production mécanisées y côtoie des clins d'oeil insolites ou amusants à l'histoire de la société. Devant l'entrée, la mobylette bleue des années Motobécane (1923-1983) et le Booster Spirit si cher aux adolescents reprennent par exemple vie sous la forme de statues.

Devant l'entrée de l'usine de Saint-Quentin, la bicyclette bleue se montre fièrement

Les 4 bâtiments, qui occupent une superficie de 141 000 m2, sont situés au beau milieu de cultures de maïs parsemées d'éoliennes. À l'intérieur, MBK Industrie fabrique de A à Z des dizaines de milliers de motos et scooters qui sillonneront plus tard les centre-villes congestionnés des grandes agglomérations françaises : 30 000 scooters 50, 31 000 maxi-scooters et 13 000 motos.

L'usine MBK regroupe tous les métiers du groupe, de la conception à la production

Comme dans toute production industrielle à la chaîne, les deux-roues MBK suivent un parcours très précis. L'aventure débute dans le bâtiment A, où les matières premières sont transformées en pièces détachées. L'acier et l'aluminium y arrivent sous la forme de lingots de plusieurs tonnes pour en ressortir transformés en cadres, carters moteur, pots d'échappements ou encore guidons.

Produits sur-place, les échappements attendent d'être montés sur un scooter MBK

Le tout est assemblé sur 3 lignes de montage : l'une est dédiée aux scooters 50cm3 (Booster Spirit / Bw's, Nitro / Aerox, Stunt / Slider, Ovetto / Neo's et Mach-G / Jog), une seconde aux maxi-scooters (Skycruiser / X-Max) et la dernière aux motos Yamaha (YZF 125R, WR125R, WR125Z, XT660R et X et XTZ660). Chaque jour, pas moins de 200 machines y sont fabriquées de A à Z.

Sur la chaîne de montage des 50cm3 de 50 mètres, les MBK Nitro font la queue...

Sur la chaîne, les robots sont chargés des opérations les plus lourdes, qui représentent environ 80% du travail. Le reste est confié aux ouvriers, parfois des femmes, pour des missions aussi variées que l'alimentation des robots, la réalisation de points de soudure difficiles d'accès ou le collage de stickers sur les carénages. En fin de course, les machines sont envoyées à la peinture.

En fin de course, l'unité peinture est sur-protégée pour éviter toute poussière

Contrôle qualité oblige, chaque machine est vérifiée et testée individuellement. L'ensemble de ces étapes est parfaitement maîtrisé afin de bénéficier des certifications ISO 9001 et 14001, un gage de qualité et de respect de l'environnement. La maison-mère, le groupe Yamaha Motor, veille de très près à la qualité de sa production picarde en lui imposant les standards japonais, très exigeants.

Le collage des stickers est aussi important que les soudures du cadre.

Suite à des audits internes, l'usine MBK de Saint-Quentin a reçu une notation de 4.5/5. Fière de cet excellent résultat, elle compte bien récupérer la production des futurs best-sellers MBK et Yamaha. Elle met également en avant sa capacité à produire des séries spéciales comme les Booster Japan Rags et Booster 64. Le site peut en effet accueillir bien plus que les 610 salariés actuels !

Site officiel : mbk.fr.