Scooter 50cm3 et radars, ce qu'il faut savoirLa législation française en matière de sécurité routière évolue rapidement. L'immatriculation a notamment changé le rapport des scootéristes avec les radars automatiques. Scooter System vous propose un point complet sur tout ce qu'il faut savoir sur les radars, les flashs et les sanctions qui suivent logiquement.

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République françaiseLa politique gouvernementale de lutte contre l'insécurité routière instaurée fin 2003 a conduit à la mise en place de plusieurs centaines de radars fixes automatiques sur les routes de France. 2 types de matériels cohabitent, les uns visant à flasher les usagers de la route dépassant les limites de vitesse règlementaires, les autres à détecter les franchissements de feux rouges en ville.

Auparavant dépourvus de plaques d'immatriculation, les scooters 50cm3 et cyclomoteurs échappaient à ce dispositif de contrôle-sanction. Depuis l'instauration de l'immatriculation obligatoire en janvier 2011, les choses ont bien changé : les scootéristes sont désormais soumis aux mêmes règles que les automobilistes en cas d'infraction. Avec quelques différences toutefois.

Ainsi, aucun retrait de points n'est possible puisque le Brevet de Sécurité Routière (BSR) constitue une formation à la conduite et non un examen d'Etat. Il n'est également pas possible de se voir retirer le BSR. Les choses vont toutefois changer puisque l'Europe prévoit la mise en place d'un permis de conduire pour le scooter 50cm3 en 2013, avec peut-être un système à points.

Concernant la verbalisation, le fait de se faire flasher constitue une contravention de 3ème classe (45€ d'amende forfaitaire) si l'excès de vitesse est inférieur à 20 km/h lorsque la vitesse autorisée maximale est supérieure à 50 km/h. Sinon, elle passe en 4ème classe (amende de 90€). Si vous ne la payez pas sous 3 jours, elle peut être majorée à 135€, voire 375€ en cas de retard prolongé !

Radars automatiques et scooters, ce que dit la loi

Les radars aux carrefours, installés sur les feux rouges, ont un mode de fonctionnement plus complexe. Le contrôle du franchissement se fait en 2 temps. Il est possible de dépasser légèrement un feu rouge, comme le font parfois les bus, sans déclencher le dispositif. Notez que certains feux tricolores adoptent un système à capteur de poids, inefficace sur les scooters les plus légers.

Les dispositifs installés sur les feux tricolores comme la plupart des radars de vitesse contrôlent les plaques minéralogiques par l'arrière du véhicule. C'est un choix logique puisque les motos et scooters ne sont pas identifiables depuis l'avant. Une fois la plaque d'immatriculation photographiée, celle-ci est comparée informatiquement à la base de données nationale des véhicules.

Cette dernière regroupe l'ensemble des informations enregistrées en Préfecture lors de la création de la carte grise du cyclomoteur. L'Etat y enregistre notamment les nom, prénom et coordonnées complètes du détenteur du véhicule. Ce sont ces informations qui sont utilisées pour dresser le procès-verbal (PV) et le transmettre par courrier postal de façon automatisée.

Notez que si le propriétaire du scooter (celui qui apparaît sur la carte grise) est détenteur du permis de conduire (A ou B), ce dernier peut se voir retirer des points, voire le permis. Il est donc important de déclarer les nom et prénom du conducteur du véhicule, et non celui des responsables légaux comme les parents. N'hésitez pas à partager vos avis et expériences ci-dessous !